Les patchworks photographiques de Park Seung Hoon

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série « textus » ©Park Seung Hoon

L’artiste coréen Park Seung Hoon compose, dans la série textus, des vues urbaines en assemblant des morceaux de pellicule cinéma 16mm qu’il découpe puis entrelace les uns aux autres. Ce procédé lui permet de reconstituer, à partir de plusieurs points de vue et de tranches de temps différents, un ensemble cohérent, mais marqué par une multitude de ruptures qui oblige le regard du spectateur à sans cesse bouger, à examiner chaque détail.  « Une fois assemblées, il en résulte une mosaïque de films qui se compose comme un patchwork détaillé d’un labyrinthe indissociable où l’oeil peut se perdre», explique-t-il.

Là, où la vision monoculaire des simples photographies échoue souvent à reproduire l’expérience de la personne immergée dans la ville, les photomontages de l’artiste réussissent, par leur forme, à évoquer des thèmes liés à la ville comme la modernité, le mouvement, la temporalité et aussi à exprimer des sensations inhérentes comme le vertige, la perte de repère et l’étouffement.

« Les images sont plus parlantes que le symbole de la richesse, mais il n’est pas aussi facile d’expliquer le côté obscur de la société de consommation actuelle. D’un autre côté, on peut également observer dans ces images, l’aménagement complexe des rues, le progrès de la nation et les bienfaits pour l’industrie touristique. Près de 7 000 photos ont été prises cette année, sur un distance de 30 voire 40 kms le long de la rivière Han, entre les autoroutes qui bordent la rivière et les autoroutes olympiques. » PSH.

Les images de Park Seung Hoon sont tout simplement  magiques!

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série « textus » ©Park Seung Hoon
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Pat H. rend au BA13 sa noblesse

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série BA13 ©Pat H.

Fasciné et influencé par l’architecture, Pat H., dans une petite série de bas-reliefs, rend hommage à l’un des matériaux les plus fragiles et les plus basiques de la construction, le BA13. Mais aussi l’un des plus précieux pour nous puisqu’il habille nos intérieurs.

Reprenant le geste de découpe du placo pratiqué par les artisans du bâtiment, Pat H. découpe des petits morceaux de BA13 comme les mosaïstes découpent leurs tesselles. Puis il les assemble, créant ainsi des bas-reliefs graphiques sur fond uni. Ses constructions géométriques s’inscrivent dans le mouvement de l’art cinétique et prennent des allures différentes selon la position du regardant. Ses compositions  de BA13, jouent sans cesse avec la matière du plâtre  brut, de la peinture et de la lumière.

Et ses petits morceaux de placo ainsi soudés entre-eux semblent devenir plus forts moins vulnérables : L’union faisant le force. Probablement ce que forme l’ensemble des petites mains utilisées dans le monde de la construction.

 

 

Marit Roland, papesse du paper art

L’artiste norvégienne Marit Roland conçoit des installations abstraites et des sculptures monumentales de papier, dans le cadre de sa série en cours Paper Drawings. Comme son nom l’indique, cette série considère le papier comme un dessin ; elle forme des motifs et des formes organiques pour donner une nouvelle vie au papier.

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©Marit Roland

Marit Roland (née en 1981 Kristiansand, Norvège) travaille avec des sculptures ou installation en papier qu’elle appelle « Dessins de papier ». Ceci est une extension de sa précédente pratique du dessin classique ainsi qu’un déplacement du papier dans l’acte de dessin. Les installations ont une forme en trois dimensions, sont souvent propres à chaque site, apparaissent comme des sculptures, et pourtant elle prétend encore qu’ils sont des dessins. Marit Roland a obtenu son diplôme de Master à NTNU, Trondheim Académie des Beaux-Arts de la Norvège en 2012. Cette même année, elle expose à la banque Sparebanken Pluss et au Sørlandets Kunstmuseums Kunstnerpris sur la base de son travail du dessin dans un champ plus large.

https://maritroland.wordpress.com/

instagram marit_roland

John Chiara, l’alchimiste photographique à la NextLevel Galerie

JOHN CHIARA  “IN CAMERA: AMERICAN LANDSCAPES“
du 7 avril au 4 juin 2016

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NextLevel présente la première monographie à Paris de l’artiste John Chiara, qui constitue aussi sa première exposition personnelle en Europe.

John Chiara est un photographe américain, né en 1971, il vit et travaille à San Francisco. Il repousse les limites du médium photographique par son procédé et la maîtrise de ses possibilités. Son approche se distingue par son incroyable matérialité et rappelle les prémices du médium photographique, lorsque les artistes étaient confrontés à un équipement lourd et peu pratique, demandant de longs temps d’exposition ainsi que de longs délais de développement.

John Chiara a développé un processus qui mêle la performance, la photographie, l’artisanat. Il crée des photographies uniques en son genre avec une variété d’appareils photographiques fabriqués à la main, dont le plus importante est un 50 « x 80 « , un appareil de terrain transporté par l’artiste sur une remorque à plateau. Une fois l’emplacement et le point de vue sélectionnés, il affine son cadrage puis pénètre physiquement dans l’appareil.

La conception de son appareil photographique, proche du daguerréotype, permet à l’artiste de prendre simultanément la photographie et d’effectuer son travail en chambre noire alors même que ses images sont enregistrées directement sur du papier photosensible surdimensionné (pas de pellicule). Ce procédé, que Chiara découvrit lorsqu’il était étudiant en 1999, invite toutes formes d’anomalies dans ses impressions finales et ajoute du mystère et du lyrisme dans ses images.

Les photographies de Chiara sont fortement perceptives, provoquant une émotion viscérale. Il sculpte la lumière dans des paysages empreints d’une certaine nostalgie donnant à voir la fugacité du temps et des choses.

NextLevel Galerie

8 Rue Charlot, 75003 Paris
Téléphone :01 44 54 90 88
www.nextlevelgalerie.com/

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Daniel Buren habille le Fondation Louis Vuitton

Hier, je suis allé visiter l’exposition « Bentu » à la Fondation Louis Vuitton et quelle ne fut pas ma surprise  : les voiles de ce magnifique paquebot dédié à l’art contemporain se paraient de belles couleurs. Au commande de ce projet, le génial Daniel Buren dont nous pouvons reconnaître la signature avec les quelques facettes à rayures.

La mise en couleur de ces voiles se termine prochainement et donne au bâtiment de Frank Gehry des allures majestueuses. On regrette presque que cela ne soit pas définitif tellement le dialogue est évident