L’hommage à la danse du ventre deYoussef Nabil, à la Galerie Nathalie Obadia

I Saved My Belly Dancer # XXIV
I Saved My Belly Dancer # XXIV 2015 Hand colored gelatin silver print 43,5 x 56,5 cm (17 1/8 x 22 1/4 in.) Edition of 10 – Courtesy Nathalie Obadia

Youssef NABIL présente I Saved My Belly Dancer à la Galerie Nathalie Obadia jusqu’au 6 janvier 2016

La galerie Nathalie Obadia présente jusqu’au 6 janvier 2016  I Saved My Belly Dancer , la deuxième exposition personnelle de Youssef Nabil après le succès de leur précédente collaboration en 2010 You Never Left, un court-métrage de 8 minutes avec les acteurs Fanny Ardant et Tahar Rahim, et l’exposition monographique remarquée que la Maison Européenne de la Photographie a consacré à l’artiste en 2011.

I Saved My Belly Dancer est une représentation poétique de la fascination et l’admiration de Youssef Nabil pour les danseuses du ventre, et de son inquiétude à voir disparaître cette forme artistique typique du Moyen-Orient.

Youssef Nabil présente une vidéo de 12 minutes et un travail photographique réalisé à partir de ce film qui reprend la technique emblématique de l’artiste : des tirages argentiques noir et blanc sont peints à la main, à l’instar des affiches de cinéma que l’on trouvait en Egypte au milieu du XXe siècle.

Sa vidéo I Saved My Belly Dancer s’inspire des années 1950, âge d’or du cinéma égyptien. Elle évoque aussi la relation tendue de Youssef Nabil à son pays natal. Ces deux aspects façonnent largement sa pratique artistique.
Un homme assoupi (Tahar Rahim, de nouveau) rêve : alors que l’ancienne Egypte qu’il a connue, fascinante et glamour, est en train de disparaître, il se trouve réconforté par la dernière danseuse du ventre (Salma Hayek) venue lui dire que son univers ne s’est pas entièrement dissipé. Elle danse une dernière fois pour lui, avant qu’il ne l’emmène dans le désert américain où il vit désormais. La vidéo évolue sans dialogues, les images se succèdent, empreintes d’un surréalisme et d’un symbolisme qui font de l’œuvre de Youssef Nabil beaucoup plus qu’une simple réminiscence.

Outre la vidéo, la galerie présente plus d’une vingtaine de photographies qui reprennent les différents tableaux présents dans le film. Elles sont fidèles à son travail de photographies peintes à la main et nous plongent dans une ambiance très technicolor.

Souvenir, exil, recommencements et renaissances demeurent des thèmes récurrents dans l’œuvre de Youssef Nabil. Cette exposition fonctionne comme un autoportrait évoquant l’histoire personnelle de l’artiste, sa relation avec l’Egypte – pays natal aimé mais quitté – et convoquant ce qui, du passé, continue à vivre dans la mémoire, au delà d’une réalité qui n’en a plus traces. Elle fait également l’écho d’une évolution profonde du statut de la femme dans cette région du monde qui voit l’érotisation accrue du corps féminin devenir un problème de plus en plus aigu au sein des nouvelles constructions sociales.

C’est aussi l’occasion de découvrir ou redécouvrir les différentes monographies qui ont été publiées sur son travail, Sleep In My Arms (Autograph ABP et Michael Stevenson, 2007), I Won’t Let You Die (Hatje Cantz, 2008) et plus récemment, une monographie éponyme Youssef Nabil publiée par Flammarion (2013).

 

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Youssef Nabil est né en Egypte en 1972, il vit et travaille à New York.
Né au Caire, Youssef Nabil a commencé sa carrière de photographe en 1992, et a côtoyé de grands noms de la photographie : le photographe américain David LaChapelle, avec qui il a travaillé à New York en 1993, Mario Testino, la photographe de mode péruvienne et le photographe de portrait en studio égypto-arménien Van Leo (Leon Boyadjian).
En 2001, l’artiste britannique Tracey Emin a découvert son travail de Nabil et l’a désigné comme un futur grand artiste. Nabil a quitté l’Egypte en 2003 pour une résidence d’artiste à la Cité internationale des Arts à Paris. La même année, il reçoit le prix Seydou Keita à la Biennale africaine de la photographie à Bamako.
En 2006, il déménage pour vivre et travailler à New York.

Beaucoup de célébrités sont passées sous l’objectif et les pinceaux de Youssef Nabil dont les artistes Tracey Emin, Gilbert et George, Nan Goldin, Marina Abramovic, Louise Bourgeois, et Shirin Neshat; chanteurs Alicia Keys, Sting et Natacha Atlas; des acteurs Omar Sharif, Faten Hamama, Rossy de Palma, Charlotte Rampling, Isabelle Huppert et Catherine Deneuve.
Les œuvres de Youssef ont été présentées dans de nombreuses expositions personnelles et collectives incluant La Villa Médicis, Rome ; La Maison Rouge, Paris ; The British Museum, Londres ; Galleria dell’Accademia, Florence ; MMK Museum für Modern Kunst, Francfort ; Centro de la Imagen, Mexico City ; North Carolina Museum of Art, Caroline du Nord ; BALTIC Centre for Contemporaru Art, Newcastle ; Michael Stevenson Gallery, Cape Town ; Galeria Leme, S, São Paulo ; Gemäldegalerie, Staatliche Museen zu Berlin ; Centre de Cultura Contemporánea de Barcelona, MACBA, Barcelone ; Victoria & Albert Museum, Londres ; Institut du Monde Arabe, Paris ; Kunstmuseum, Bonn ; Smithsonian National Museum of African Art, Washington, D.C ; The Third Line, Dubai ; The Kennedy Center, Washington DC ; Centro Andaluz de Arte Contemporáneo, Seville ; et l’Aperture Foundation, New York.
Les œuvres de Youssef Nabil figurent dans diverses collections internationales : LACMA Museum à Los Angeles, Fondation Louis Vuitton à Paris, Sindika Dokolo Foundation à Luanda. On les retrouve également à la Maison Européenne de la Photographie (Paris), dans les collections du British Museum et du Victoria & Albert Museum, au Centro de la Imagen (Mexico), au Mathaf Arab Museum of Modern Art (Doha). Plus récemment, elles ont fait leur entrée au Guggenheim d’Abu Dhabi et au Studio Museum d’Harlem (New York).

Galerie Nathalie Obadia – 3 rue du Cloître Saint-Merri – 75004 Paris

Tel +33 (0) 1 42 74 67 68
Fax: +33 (0) 1 42 74 68 66

lundi – Samedi 11.00 – 19.00

 

crédit photos : Courtesy Nathalie Obadia

I Saved My Belly Dancer # XIV
2015
Hand colored gelatin silver print
100 x 140 cm (39 3/8 x 55 1/8 in.)
Edition of 5

I Saved My Belly Dancer # XVIII
2015
Hand colored gelatin silver print
140 x 100 cm (55 1/8 x 39 3/8 in.)
Edition of 5

I Saved My Belly Dancer # XX
2015
Hand colored gelatin silver print
74,5 x 100,5 cm (29 3/8 x 39 5/8 in.)
Edition of 5

I Saved My Belly Dancer # XXIII
2015
Hand colored gelatin silver print
140 x 100 cm (55 1/8 x 39 3/8 in.)
Edition of 5

Vue de l’exposition « I Saved My Belly Dancer », Galerie Nathalie Obadia, Paris, 2015

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